Portrait Séverine Besson-Thura et Franck Chuzel

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Séverine Besson-Thura et Franck Chuzel, futurs associés issus des bancs d’emlyon business school

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Séverine Besson-Thura et Franck Chuzel se sont rencontrés au cours de l’executive MBA d’emlyon business school. De travaux de groupe en réflexions stratégiques approfondies, ils se sont révélés complémentaires. Et s’associeront officiellement en septembre 2016.

L’une est titulaire d’un master 2 en commerce et marketing. L’autre est docteur en biologie humaine et endocrinologie. L’une est dans l’action et l’innovation, l’autre dans la prospective et l’analyse. “C’est simple : lorsqu’on regarde nos tests de personnalité réalisés aux cours de l’Executive MBA, je suis la partie droite, il est la partie gauche”, résume avec humour Séverine Besson-Thura. C’est précisément cette complémentarité qui finit par pousser la présidente de Teclis, une PME spécialisée dans les instruments d’analyse physico-chimique, et le fondateur de Lifescientis, une holding qui développe du conseil en toxicologie et de la recherche en biotechnologie et science de la vie, à travailler ensemble. “Nos deux entreprises couvrent l’ensemble d’une même chaîne”, indique celle qui a pris les rênes de Teclis* en septembre 2015. A tel point que les deux entrepreneurs finalisent leur association avec, au 1er septembre 2016, une fusion entre Teclis et Lifescientis créant deux business units, chimie / environnement et sciences de la vie, au sein d’une même structure Teclis scientific.

 

Changer de posture

Après sa thèse en biologie humaine et endocrinologie, Franck Chuzel intègre Rhône-Poulenc puis Aventis Cropsciences avec la volonté d’allier recherche et industrie. Il y créera, notamment, l’unité d’endocrinologie chargée d’évaluer le risque toxicologique, et sera à ce titre expert auprès de l’OCDE et de la commission européenne. Il deviendra ensuite responsable du département d’évaluation du risque non clinique chez Galderma R&D. En parallèle de ses activités salariées, il cofonde alors une société spécialisée dans l’archivage des dossiers d’homologation des industries des sciences de la vie, revendue en 2012. “J’avais besoin de prendre du recul, après toutes ces années intenses. Je n’avais pas d’idée très précise, mais je voulais revenir vers les PME dans les biotechnologies. Je voulais aussi sortir du rôle du scientifique de service pour approfondir le business”, poursuit celui qui apprécie le fonctionnement de ce MBA. “J’ai été un temps approché par HEC mais j’ai finalement choisi celui d’emlyon, plus proche de certaines valeurs humaines et de l’entrepreneuriat”.

 

Du cas théorique à la pratique

C’est cette même sensibilité à l’entrepreneuriat, l’exigence générale de ce MBA et les études de cas approfondies qui ont séduit Séverine Besson-Thura. Après des études en langues et en civilisation, elle s’oriente vers le marketing industriel, en agence puis chez l’annonceur,tourné vers l’export. Chez Teclis, en 2009, elle démarre comme directrice marketing à temps partagé, pour finalement complètement l’intégrer. Même si elle en connaît tous les rouages, la dirigeante ne se sent
pourtant pas suffisamment armée pour reprendre l’entreprise sans formation adaptée. “Je cherchais dans le MBA quelques connaissances théoriques, mais surtout de nouvelles compétences et des cas pratiques que je pourrai facilement adapter à ma propre expérience. Sans attendre, pendant deux ans, j’ai mis en oeuvre le lundi ce que j’apprenais le vendredi précédent”, explique-t-elle.

 

Test d’associés

“Lors l’Executive MBA, nous travaillions beaucoup en groupe. La première fois fut un hasard, la suite délibérée. Nous avions des intérêts communs et étions complémentaires”, poursuit Séverine Besson-Thura. Au fur et à mesure des réflexions, les projets de chacun se sont affinés. “A un moment, nous avons décidé de
travailler sur une offre commune, plus efficace, en lien avec les sciences de la vie. Puis l’idée de s’associer s’est imposée”, renchérit Franck Chuzel. L’Executive MBA a permis aux deux futurs associés d’expérimenter leur projet et mieux se connaître. Aujourd’hui, ils sont prêts à franchir le pas. “Ce sont deux belles histoires qui se rencontrent”, conclut Franck Chuzel.

 

Ecrit par Baptiste Antoine - Bref Eco