Sydney Martinie

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Une artiste de cirque devenue Femme d'Affaires : Une nouvelle carrière pour le MBA

sydney

 

Vingt ans de danse intensive et d'entraînement aux acrobaties aériennes ont permis à Sydney Martinie, une impertinente cadre en développement commercial vivant au Texas, de mener une carrière d'artiste de cirque au sein de groupes tels que Cirque Imagine, une importante compagnie artistique française.

À la voir pourtant, on ne s'en douterait pas. Le MBA de l'école de commerce EMLYON participe au développement de Sylpheo, une entreprise qui crée des applications et aide d'autres entreprises à intégrer Salesforce, un éditeur partenaire de logiciels d'entreprise et de Cloud coté à la bourse de New York, en Amérique du Nord.

Après avoir travaillé pour des productions de renommée mondiale telles que le festival d'opéra français d’Aix-en-Provence, elle a emménagé à Dallas et créé sa première entreprise d'importation d'ouvrages en pierre français avec son partenaire devenu son mari.

Elle a choisi d'étudier à EMLYON en France en raison de l'accent qui y est mis sur l'entrepreneuriat et s'y est inscrite en 2013. Elle a terminé son MBA en mars de cette année.

Elle n'a aucune intention de quitter Sylpheo mais se voit bien à terme parrainer des start-up financées par du capital risque.

 

  • Pourquoi avez-vous décidé d'entamer un programme MBA ? 

 

J'ai toujours voulu obtenir un diplôme de commerce après mes études de premier cycle, il fallait juste que je prenne le temps de vivre certaines expériences au préalable. Le MBA international EMLYON est axé sur l'entrepreneuriat et recherche activement des profils atypiques comme le mien. Je suis une ancienne artiste de cirque (une artiste avec un passé d'entrepreneur et de l'énergie à revendre néanmoins) et j'avais besoin d'un diplôme pour que mes projets prennent forme. L'école de commerce vous donne les outils d'analyse et le cadre nécessaire pour y arriver. 

 

  • En quoi le MBA vous a-til aidé à réussir dans votre poste actuel ? 

 

Il m'a été utile car il m'a indirectement donné accès à un réseau par le biais d'Allyage (une fondation qui aide les étudiants actuels et anciens à réussir dans leurs carrières) et du français Nicolas PUJOL, ancien élève EMLYON et nomade autoproclamé, j'ajouterais même un type formidable, qui vit et travaille actuellement aux Etas-Unis. 

 

  • Quelle a été la plus grande leçon que vous avez prise ? 

 

Ne jamais donner à un employeur l'impression que l'on doute de sa capacité à occuper le poste visé. Je pense que les femmes ont tendance à faire cela plus souvent que les hommes. Quand on ne maîtrise pas parfaitement quelque chose, on se sent incapable de dire que l'on peut le faire. 
Pour évoluer professionnellement, vous devez vous dire : " je n'ai jamais fait ça, mais je suis suffisamment douée et intelligente pour apprendre à le faire"

 

  • De quelle manière abordez-vous les environnements dominés par les hommes ? 

 

Pour être honnête, je n'y prête pas attention. Il faut que nous attirions l'attention sur nos capacités et non sur notre genre. 

 

  • Quel conseil donneriez-vous à ceux qui sont sur le point d'être diplômés d'une école de commerce ? 

 

Je dirais qu'au vu du nombre impressionnant de MBA qui prolifèrent de nos jours, le diplôme en lui-même va perdre de sa valeur. J'éviterais donc probablement de le mettre en avant sur LinkedIn, par exemple. 
Distinguez-vous et n'excluez aucune expériences chimériques qui vous semblent faire partie intégrante de votre identité. En fin de compte, nous sommes tous des conteurs ; racontez une histoire à la fois brève et convaincante. Toutes vos expériences ont de la valeur, l'essentiel est de trouver comment les vendre. 

 

  • Quel a été le plus grand défi que vous ayez eu à relever avec Sylpheo jusqu'ici ? 

 

Sylpheo est l'un des principaux partenaires de SalesForce et d'Heroku en Europe, mais l'entreprise ne bénéficiait jusqu'à présent d'aucune visibilité aux Etats-Unis. Mon plus grand défi a donc été d'ouvrir un nouveau marché, d'établir des contacts et de faire coïncider nos activités de vente et de marketing, tout en gardant à l'esprit que l'approche en Europe diffère de celle des Etats-Unis. 
Je pense que je m'en sors plutôt bien jusqu'à présent. Comme on dit au Texas : " Il faut se retrousser les manches " . 

 

  • Quels sont vos prochains plan de carrière ? 

 

Je prévois de continuer à développer Sylpheo aux Etats-Unis et à constituer une équipe de base ici. 
A terme, je me vois bien jouer un rôle de mentor pour des start-up émergentes financées par du capital risque, peut-être avec une orientation transatlantique, en aidant de jeunes entreprises à s'engager sur la voie du succès. Ou alors je me lancerais dans un élevage de chèvre ou une retraite de yoga aérien dans le Hill Country. La question n'a pas encore été tranchée.