Portrait Luc Michalski

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Luc Michalski, Global Head of Servers, Blippar

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  • A seulement 34 ans, Luc Michalski a déjà vécu plusieurs vies professionnelles. Passionné par Internet et les réseaux sociaux, ce visionnaire du web se lance en 2006 dans le e-commerce. Plus tard, alors qu'il se forme encore au sein d'emlyon business school, il s'envole pour Londres intégrer We are social, une des sociétés les plus réputées du marketing conversationnel sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, il entame encore une nouvelle vie, cette fois à San Francisco où il officie en tant que Global Head of Servers au sein de Blippar, une entreprise récemment saluée par le premier ministre britannique, David Cameron, pour sa technologie novatrice : la réalité augmentée.
  • Aujourd'hui, on tweete, on googlise, on shazame... Bientôt, à n'en pas douter, on blippera. Derrière ce néologisme se cache une société novatrice, Blippar dont les marques commencent à s'intéresser à la technologie : la réalité augmentée. Le principe ? Scannez via votre smartphone l'étiquette de votre ketchup favori et accédez à un univers complet autour de cette marque : recette de cuisine par exemple et toutes autres animations en 3D servant l'image de l'entreprise et donnant vie de manière interactive au produit.
  • «De quoi ringardiser les QR Codes actuels», prédit Luc Michalski, une des premières recrues de ce jeune groupe. Difficile de ne pas le croire, au vu de ses déjà nombreuses expériences sur le web et les réseaux sociaux. En 2006, à 27 ans, il lance seul son entreprise d'e-commerce. Outsider face au mastodonte eBay, il référence en autodidacte près de 70 millions d'annonces de ventes et surtout se forme aux différents langages informatiques (PHP, Mysql). Un premier fait d'armes avant de passer directeur des opérations pour une agence de design interactive avec laquelle il développera les sites de grandes marques : Oxbow, Lafuma, Smoby, etc.

«A EMLYON, j'ai développé une vision globale du management»

  • Pour se perfectionner, Luc Michalski intègre en 2010 le Programme Général de Management d'emlyon business school . «J'y ai véritablement appris ce qui signifiait la création de valeur. Si vous voulez lancer votre site Internet, descendez dans la rue et demandez aux potentiels consommateurs : je veux vendre ce produit, est-ce que je dois continuer ? C'est le principe de Blippar : si 20% du marketing est online et 80% dans le monde réel, comment réussir à connecter les deux... emlyon business school  m'a permis de développer une vision réaliste de la net économie. J'ai aussi développé une vision globale du management ainsi que la psychologie du Top management dans les start-up. C'est une des forces de l'école qui brillera, je pense, dans le domaine des nouvelles technologies comme Epitech le fait dans le domaine pur de l'informatique».
  • emlyon business school  lui a également mis le pied à l'étrier. Alors qu'il n'a pas encore finalisé son Master, Luc Michalski part pour Londres où il rejoint We are social, une agence d'e-réputation les plus cotées au monde. Sa vision du web s'affûte encore un peu plus. «Aujourd'hui, on parle encore beaucoup du community management pour véhiculer l'image des marques. Pourtant, on s'aperçoit que Vine, Snapchat ou encore Facebook sont en recul parmi les consommateurs et je vois difficilement comment le business model de Snapchat peut innover de façon soutenue pour être rentable. Surtout, pour les grandes marques, ces réseaux sociaux sont devenus trop populaires.Pour moi, la prochaine tendance sera alors véritablement la réalité augmentée où il sera possible de converser à travers une messagerie instantanée tout en incluant des éléments en 3D évoluant en temps réel selon l'humeur des consommateurs».

«Après le digital, pourquoi pas l'énergie ? »

  • Après avoir passé un peu plus d'un an à Londres, Luc Michalski se lance ensuite dans l'aventure Blippar. Au bout d'un an dans la société, sa carrière professionnelle prend déjà un nouveau tournant. «Je pars pour 4 années à San Francisco développer l'entreprise». Une carrière rapide qu'il juge peu possible en France. «En Angleterre, il y a une véritable culture du projet personnel, on laisse plus facilement les individus s'exprimer et réaliser leurs envies. En France aussi il faut libérer les talents, en permettant aux start-up de se développer, grâce notamment à plus d'allégements fiscaux».
  • En attendant, lui pense rêve déjà d'une autre carrière, «peut-être dans le secteur de l'énergie, à la manière d'Elon Musk (fondateur de Tesla et Paypal), un visionnaire qui entend coloniser la planète Mars d'ici 10 ans. Une trajectoire qu'on lui souhaite tout aussi brillante.

Contact : @lucmichalski, luc.michalski@blippar.com