Portrait Fabrice Plasson

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Fabrice Plasson (EMBA 2009) "Si je devais recréer une entreprise, ce serait forcément une start-up"

Fondateur et Président d'Amoéba, société lyonnaise qui fabrique et commercialise des produits biologiques pour assainir la qualité de l'eau, Fabrice Plasson a reçu lors de la remise des Prix de l'Entrepreneur de l'Année 2012 Ernst&Young pour la région Rhône-Alpes, le prix de la catégorie « Business Vert ». Cette récompense rend hommage à un dirigeant pour la création d'une entreprise emblématique dans l'écologie ou qui a su faire prendre à son entreprise un virage stratégique vers ces nouvelles activités en croissance.

 

Fabrice Plasson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est ce qui vous a poussé à lancer votre structure ?

  • Mon parcours universitaire scientifique doublé de 15 années d'expériences dans le business m'ont amené à devenir le directeur Europe d'une petite structure américaine basée à San Francisco. Or j'ai toujours nourri le désir de lancer ma propre boîte. On a tendance à dire qu'un entrepreneur n'est pas un chercheur et un chercheur pas un entrepreneur. Je considère être à mi-chemin de ces différents parcours.

Amoeba développe un biocide biologique qui pourrait révolutionner le marché de la désinfection de l'eau. A quel stade du processus en êtes-vous ?

  • Nous lançons nos premiers tests industriels suite à l'obtention auprès du ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie de l'autorisation de mise sur le marché à des fins de recherche et développement. Le produit a également été validé par les autorités sanitaires françaises (ANSES) comme ne possédant pas de classifications de danger, ce qui fait de notre biocide, le seul au monde en industrie sans risque pour l'homme et l'environnement. Notre solution est 100% naturelle, alors que la totalité des produits biocides utilisés aujourd'hui sont toxiques, et agressifs sur l'eau. Dans certains cas spécifiques, nous remplaçons la chimie à chaque fois par une substitution totale du biocide chimique par notre amibe. C'est le cas par exemple pour les eaux des piscines désinfectées au chlore, élément chimique est bien connu pour ses effets secondaires.

Que retenez-vous de votre passage et votre formation au sein d'EMLYON Business School ?

  • En rejoignant l'Executive MBA je souhaitais très clairement mettre à jour mes connaissances sur des sujets divers tels que la finance ou la gestion des ressources humaines. Mon objectif était de disposer d'un bagage solide dans des domaines qui font et feront le quotidien de la vie d'un entrepreneur. Quand vous créez une entreprise, et à plus forte raison si votre activité est solitaire, vous êtes tout seul los de la phase d'amorçage. Et si pour des raisons de budget vous ne pouvez, par exemple, vous entourer des services d'un directeur financier, il est utile de pourvoir effectuer personnellement ces taches a minima. Je voulais comprendre l'ensemble des langages car si vous les maitrisez, vous pouvez interagir avec votre interlocuteur. Face à un banquier, savoir de quoi on parle peut s'avérer déterminant, notamment dans le cadre d'une négociation.

Quelle est votre définition de l'entrepreneuriat ?

  • On ne devient pas entrepreneur, on l'est dès la naissance. C'est un métier difficile. Tous les jours on vous met des bâtons dans les roues, les concurrents essayent de vous déstabiliser et la notion d'aversion au risque est phénoménale. Je suis convaincu que tous ne peuvent pas être entrepreneurs. Je ne parle pas de compétences à proprement parler, mais plutôt de ressources et d'abnégation, que certains ont, et d'autres pas. Par ailleurs, une start-up ne se gère pas comme une grande entreprise ou une PME. Les codes sont différents, on les aime ou pas. J'entends par là qu'un chef d'une start-up met vraiment les mains dans le cambouis, et reste mobilisé sur beaucoup plus de fronts que s'il devait gérer une entreprise disons classique. Enfin, quand on est entrepreneur, on est plutôt serial-entrepreneur, et on aime en général poursuivre là où l'on se sent bien. Personnellement, si je devais recréer une entreprise à l'avenir ce sera certainement une start-up, et uniquement dans un domaine que je connais bien.