Margot Bailet, descentes en ski et montée en compétences

17 AOÛT 2020

“Tout se passe en une fraction de seconde. C’est un sentiment indescriptible. Tu passes la ligne, tu te retournes. Tu ne sais pas. Tu espères mais tu ne sais pas. Quand tu vois le vert, ça fait un grand boom. Ça explose !”

Un an après avoir raccroché les skis, Margot Bailet a toujours en tête les sensations extraordinaires des compétitions. Comme si l’intensité du moment avait gravé ces sensations dans sa mémoire.

Aujourd’hui, Margot suit le Programme Général de Management Online (PGMO), un programme qui lui permet d’acquérir, à distance, les compétences en management nécessaires à ses nouveaux objectifs professionnels, avec à la clé un niveau bac+5.

Entre un certificat en marketing et intelligence artificielle et depuis son appartement à Val d’Isère, elle revient avec nous sur son parcours de sportive de haut niveau, et sur son choix d’intégrer emlyon business school.

La descente, l’adrénaline et la “Green light”

Entre un certificat en marketing et intelligence artificielle et depuis son appartement à Val d’Isère, Margot revient sur son parcours de sportive de haut niveau, et sur son choix d’intégrer emlyon business school.

Originaire de Nice, Margot va régulièrement avec sa famille à la petite station de ski d’Auron, dans le Mercantour. “J’ai tout de suite accroché”, reconnaît Margot, qui apprécie dans ce sport le fait d’être “en pleine nature, dans la montagne”. 

Mais plus que contemplative, Margot a surtout l’âme d’une compétitrice : “Je recherche sans cesse la performance, à progresser dans ma pratique”. Une farouche volonté d’apprendre aussi, qui va guider sa carrière et la faire progresser.

Elle choisit naturellement la descente, notamment pour les sensations fortes que sa pratique procure, mais aussi pour la notion de risque. “Il y a beaucoup d'adrénaline dans la descente. Vous descendez à 140 km/h, avec des sauts de 40 mètres…Quand vous arrivez, entre la peur, l’adrénaline et l’effort physique, on a les jambes dures, le souffle court.”

Et cette lumière comme un verdict : verte, elle annonce que celui ou celle qui vient de passer la ligne est en tête. Mais le résultat n’est pas tout :  “Même si le résultat n’est pas bon, le fait même d’avoir terminé la descente et surmonté sa peur est une sensation très grisante”, confie Margot.

Championne de France de descente 2014 à Méribel, deux résultats ont marqué Margot : d’abord sa 4ème place à la descente de Lake Louise (Canada) lors de la coupe du monde de décembre 2015 : “C’était une surprise. Je n’avais pas fait de très bons entraînements. Je partais devant, j’avais le dossard numéro 2. J’arrive avec 95 centième d’avance, ce qui en ski est énorme. Je suis resté dans le “kiss & cry” (NDLR : zone dans laquelle les participant.es en tête du classement attendent la fin de l’épreuve) très longtemps. C’était tellement fort que, même quand je me suis fait passer devant et que j’ai terminé 4ème, c’était une énorme satisfaction”.

Puis, sa 7ème place à la Coupe du monde de 2016 à Altenmarkt-Zauchensee (Autriche) où elle dit avoir produit “le meilleur ski de sa carrière”.

La peur ? Margot la connaît, mais elle a su l'apprivoiser, pour la gérer : “la peur permet de rester focus. Quand on arrive à se servir de la peur dans l’action, c’est génial”.

Une toute nouvelle carrière d’entraîneur...et de manager

Sur la fin de sa carrière, Margot sent qu’elle est en train d’opérer un changement de valeurs et de priorités : “j’étais moins dans la compétition et plus dans le partage”. Elle s’oriente donc vers le métier d'entraîneur, qu’elle occupe aujourd’hui au club des sports de Val d’Isère. Avec déjà une vision de ce nouveau métier très aiguisée : “quand j’étais skieuse, j’ai toujours pensé que le management faisait défaut, que ce soit dans les clubs ou les fédérations. Même si le ski est un sport individuel, les skieurs et skieuses sont dans des équipes ou des organisations. Cela fonctionne comme une entreprise”.

Sur la fin de sa carrière, Margot sent qu’elle est en train d’opérer un changement de valeurs et de priorités.

Une façon d’intégrer les méthodes du monde de l’entreprise dans ce sport, à l’image de ce que font les anglo-saxons chez qui la dimension managériale est très présente dans les différents sports.

Le Programme Général de Management Online, un programme qui colle bien aux contraintes des sportifs de haut niveau

C’est donc tout naturellement que Margot s’inscrit dans une formation diplômante en management, avec le Programme Général de Management Online (PGMO) d’emlyon business school.“J’ai choisi emlyon pour la flexibilité du programme. Les learning, c’est vraiment top car je peux aménager mon planning comme je veux”, reconnaît Margot.

“J’ai toujours aimé ma liberté et mon indépendance. Avec le programme, je peux suivre mes cours sans contraintes horaires. Cette liberté d’adapter son programme, pour moi c’est super. J'aménage mes loisirs, mon travail, mon programme comme je le veux. Ca t'enlève une contrainte”

Autre atout selon Margot : la pédagogie. “Comparé à des programmes similaires dans d’autres écoles, le gros avantage du Programme Général de Management Online est que les enseignants ne délivrent pas un cours de manière professoral. C’est un vrai échange avec les participants, c’est cela qui fait vraiment la richesse du programme. Nous avons aussi beaucoup de concret avec des études de cas”.

A emlyon business school, Margot découvre aussi des personnes d’horizons très différents. “J'apprends beaucoup des personnes qui viennent du monde de l’entreprise. Ils m’apportent beaucoup d’idées nouvelles.”

Margot Bailet, participante au sein du Programme Général de Management Online

Sport et entreprise : deux mondes complémentaires

Mais l’apport entre ces deux univers fonctionne dans les deux sens. “En France, on ne se rend pas bien compte de tout ce que le sport peut apporter, en terme de valeurs et en terme professionnel. En échangeant pendant le programme avec des personnes qui viennent du monde de l’entreprise, je m’aperçois qu’il y a beaucoup de points en commun entre le monde du sport et de l’entreprise, je pense que les deux mondes peuvent beaucoup apprendre l’un de l’autre”.
Forte prise en compte du facteur humain, recherche permanente de l’amélioration, ... Le monde de l'entreprise a beaucoup à apprendre du monde sportif de haut niveau : “Quand on vise la performance individuelle, on expérimente plein de choses, on étudie toutes les possibilités et on va chercher partout les pistes d’amélioration : physique, mental, organisationnel”, souligne Margot.

Motivée et impliquée, Margot devrait terminer le Programme Général de Management Online en 2021. Elle souhaite ensuite rester dans le domaine du sport car elle partage ses valeurs, mais plus vers des missions de management que d'entraîneur : “Je veux continuer à partager mon expérience avec les jeunes, mais aussi améliorer le système, travailler sur l’intelligence émotionnelle, c’est passionnant !”