Executive MBA d’emlyon business school, une porte vers l’entrepreneuriat

13 SEPTEMBRE 2022

Que ce soit pour passer un cap professionnel ou faire le point sur sa carrière, l’Executive MBA (EMBA) d’emlyon business school ouvre de nouvelles perspectives à ses participants. Parmi elles : l’entrepreneuriat. Exemple avec Sébastien Beauchêne, qui s’est tourné vers la reprise d’entreprise après son passage à emlyon business school. 

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Responsable de production dans l’automobile, Sébastien Beauchêne a évolué et progressé une dizaine d’années dans des ETI internationales. Tout le prédestinait à devenir directeur général et l’occasion s’est présentée en 2009. Une belle opportunité, qu’il décide de relever mais pour laquelle il souhaite renforcer ses compétences. « J’avais besoin de me mettre à niveau en finance. J’ai donc choisi l’EMBA d’emlyon, une formation que j’avais en tête depuis quelques années », explique cet ingénieur de formation. Pendant deux ans, il met à jour ses connaissances et en acquiert de nouvelles, pour se préparer à une prise de fonction qui n’interviendra finalement pas puisque son dirigeant de l’époque se ravise.

Rebond rapide et esprit maker

Sébastien Beauchêne rebondit rapidement dans un groupe canadien en tant que directeur de site. « L’Executive MBA m’a clairement permis d’avoir ce poste. C’est un must have pour un groupe anglo-saxon », ajoute-t-il. Un an plus tard, il est rappelé pour prendre la direction d’usine puis la direction générale chez son précédent employeur. La boucle est bouclée.

Mais son passage au sein d’emlyon a été un déclic. Sébastien Beauchêne a touché du doigt l’entrepreneuriat, l’esprit maker qu’il cultivait depuis toujours sans vraiment s’autoriser à le mettre en pratique. Il a d’ailleurs suivi des modules autour de la reprise d’entreprise pendant le programme. « L’EMBA a été un catalyseur entrepreneurial », résume-t-il.

Rachat d’entreprise

Sa réflexion mûrit et il décide de se lancer en 2019 dans une reprise d’entreprise. Son choix se porte sur une serrurerie métallerie, SML, située dans la Loire. « Cette rencontre a été un coup de cœur pour le savoir-faire, le travail du métal et les process utilisés. J’avais aussi la volonté de sortir de l’univers de l’automobile et le BTP représentait un challenge très intéressant », souligne Sébastien Beauchêne. L’entreprise compte alors 11 salariés et réalise 2 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

Il s’appuie sur les enseignements de l’Executive MBA, notamment autour du diagnostic et de la valorisation, mais aussi sur un club de repreneurs, le CLENAM. « Ces moments d’échange sont précieux et créent une passation, une transmission de savoir-faire autour de la reprise d’entreprise », détaille-t-il.

La clôture du deal prend 14 mois et il devient dirigeant d’entreprise en pleine crise sanitaire. Ce contexte ne l’empêche pas de performer. Deux ans après le rachat, SML emploie 16 personnes et réalise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. « C’est un projet très épanouissant, je me régale. Même si la période est difficile, je suis heureux de la vivre au sein de mon entreprise », conclut Sébastien Beauchêne.